Historique

Soucieux de la réforme spirituelle et pastorale du clergé, le Concile de Trente, en 1563, avait demandé aux évêques de fonder des collèges ou séminaires pour former, dès l’enfance, les candidats au sacerdoce.
C’est seulement au cours du XVIIème siècle que cette requête conciliaire sera réalisée dans l’Église de France par la création de diverses communautés éducatrices ouvertes à de jeunes adultes, clercs ou futurs clercs. Les principaux fondateurs furent : Bérulle et les prêtres de l’Oratoire, Monsieur Vincent et les Lazaristes, saint Jean Eudes et les Eudistes, Jean-Jacques Olier et les prêtres de Saint-Sulpice. De nombreux évêques feront appel à eux pour former le clergé de leur diocèse.
Ainsi en 1669, s’ouvre le Séminaire Saint-Irénée à Lyon qui a connu, jusqu’à présent, cinq implantations qui sont autant d’étapes de son histoire.

LE SÉMINAIRE SAINT-IRÉNÉE.

Le Séminaire Saint-Irénée fut fondé par Mgr Camille de Neuville, archevêque de Lyon et gouverneur de la province. Au mois d’août 1659, il s’adresse au supérieur général de la jeune Compagnie de Saint-Sulpice, pour avoir quelques prêtres. M. d’Hurtevent est désigné pour l’établissement d’un séminaire à Lyon, placé sous le patronage du grand évêque et théologien saint Irénée, qui vécut à Lyon à la fin du 2ème siècle. La fondation officielle prit plusieurs années (de 1660 à 1669) et se traduisit par des implantations provisoires dans des paroisses de Lyon. C’est seulement en 1669 que le Séminaire ainsi fondé, finit par s’ancrer pour deux siècles au lieu-dit de la Croix-Paquet, près de l’amphithéâtre des Trois Gaules … Il ne reste pas de trace de cette maison.

Les locaux étant devenus inadaptés, l’archevêque de Lyon, le Cardinal de Bonald, décida d’une nouvelle construction, près de l’église Saint-Just, sur l’autre célèbre colline de la ville. Les travaux commencèrent en 1855, avec des fonds d’État. La chapelle, toutefois, fut construite sur fonds privés. La première rentrée eut lieu en 1859. En 1905, suite aux lois de séparation, le Séminaire dut quitter ces bâtiments (qui abritent actuellement le lycée Saint-Just).

En 1902-1903, sur un terrain acheté dès 1860 et situé à la limite des communes de Francheville et de Sainte Foy-lès-Lyon, on construisit, sur fonds privés, un nouveau Séminaire pour remplacer le Séminaire de philosophie fondé en 1807 à Alix, dans la vallée de l’Azergues, par le Cardinal Fesch. C’est l’architecte Sainte Marie Perrin, connu pour sa participation à la conception de la basilique de Fourvière, qui réalisa les plans. M. Verdier, futur cardinal, fut le premier supérieur du Séminaire de philosophie de Sainte Foy.

En 1905, les élèves du Séminaire de Saint-Just trouvèrent refuge dans une maison des Pères Maristes, récemment expulsés de France. Au retour de ceux-ci, en 1928, les séminaristes vinrent occuper le séminaire de Sainte-Foy, à proximité duquel on décida de construire un nouveau Séminaire de philosophie. On eut ainsi côte à côte le Grand Séminaire Saint-Irénée et le Séminaire de philosophie Saint-Joseph (actuellement hôtel Domaine Lyon-Saint-Joseph)

La crise des vocations entraîna en 1970 la réunion des Séminaires Saint-Irénée et Saint-Joseph en un seul, le Séminaire Saint-Irénée, établi dans la grande maison aux pierres dorées.

Dès 1966, puis au fur et à mesure de la fermeture de certains séminaires diocésains, le Séminaire Saint-Irénée a commencé à accueillir des candidats de plusieurs diocèses de la Région apostolique Centre-Est. D’autres diocèses des désormais Provinces de Besançon, Dijon et Clermont envoient régulièrement des séminaristes se former à Saint-Irénée.

LE SÉMINAIRE UNIVERSITAIRE.

Parallèlement, en 1875, l’Université Catholique est fondée, au sein de laquelle, en 1878, le Cardinal Caverot crée l’École supérieure de Théologie qui deviendra, en 1886, Faculté. Le Séminaire Universitaire est fondé. En 1933, le Cardinal Verdier donne des instructions pour créer un séminaire qui n’accueillera que des séminaristes de théologie. Le nouveau Séminaire Universitaire qui se situe rue Sainte Hélène dépend de l’Archevêque de Lyon, chancelier de l’Université et Supérieur général de Saint Sulpice. En 1942, on crée le Séminaire de Philosophie.

En 1978, faute de séminaristes, le Séminaire Universitaire ferme ses portes et on crée une section universitaire au Séminaire Saint-Irénée. Il les rouvre en 1986, grâce au Cardinal Decourtray, et est installé Place abbé Larue … jusqu’en 2004 où il fusionne, par une décision des Évêques de la Province de Lyon, avec le Séminaire Saint-Irénée. C’est la naissance du Séminaire Universitaire Saint-Irénée. Les séminaristes font leur cycle de philosophie à Saint-Irénée et poursuivent la théologie à la Faculté de Théologie.

LE SÉMINAIRE PROVINCIAL DE LYON – SAINT-IRÉNÉE

En 2005, le Cardinal Barbarin retire la direction du Séminaire à la Compagnie Saint-Sulpice et commence une réflexion sur un éventuel déménagement du Séminaire : question du nombre de séminaristes, en baisse, et question de la formation sans cesse à repenser. Le Séminaire Saint-Irénée est vendu au cours de l’année 2008 et la Communauté s’installe à la Maison Diocésaine pour la durée des travaux du nouveau Séminaire, installé 4, Place de Fourvière, ancien foyer d’étudiantes tenu par les religieuses de Jésus-Marie.

Les Évêques de la Province de Lyon travaillent à de nouveaux Statuts qui sont proposés, amendés et enfin promulgués par la Congrégation pour l’Éducation Catholique, le 28 avril 2009. Naît le Séminaire Provincial de Lyon – Saint-Irénée sous la responsabilité directe de l’Archevêque de Lyon, en lien avec ses frères Évêques de la Province. Le nouveau Séminaire est béni et inauguré le 18 septembre 2010.

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